Les différentes opérations pour soigner les hémorroïdes

avril 19, 2022

La maladie d'hémorroïdaire est une pathologie qui peut toucher tout individu à un moment ou à un autre de sa vie. On estime par exemple qu’en environ une personne sur deux, âgée de plus de 50 ans a présenté une crise d’hémorroïde en France. Le traitement médical de ce mal est formulé à base d’anti-inflammatoires et d’antalgiques afin de soulager les douleurs. Cependant, une intervention chirurgicale peut être recommandée en cas d'hémorroïdes à répétition ou bien de symptômes invalidants. Voici une liste non exhaustive des principales opérations pour soigner les hémorroïdes.

L’intervention de Milligan & Morgan

Cette technique est la plus utilisée en matière d’opération chirurgicale pour soigner l’hémorroïde. Elle consiste à réaliser l’ablation des hémorroïdes externes et internes. Pour ce faire, le chirurgien effectue une exérèse des paquets hémorroïdaires. Elle présente donc l’avantage de traiter la forme aussi bien en interne (prolapsus, saignements) que la forme externe (thromboses, congestion, marisques). Cela permet ainsi de réduire de manière considérable le risque de récidive. Mieux, cette opération présente très rarement des complications postopératoires. Son principal inconvénient réside dans le fait que le temps de cicatrisation peut prendre jusqu’à 4 à 6 semaines environ. Aussi, les douleurs postopératoires durent assez longtemps.

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L’anopexie (hémorroïdopexie selon Longo)

L’opération de l’anopexie encore appelée hémorroidopexie selon Longo respecte le même principe que la technique précédente. Seulement, cette technique conserve les hémorroïdes internes. Ces derniers sont remontés dans le canal anal et on les y maintient en éliminant partiellement et en agrafant la muqueuse sus-jacente. Elle ne traite donc que des hémorroïdes internes qui ressortent et ne peut être pratiquée chez tous les patients surtout chez ceux qui souffrent également des hémorroïdes externes. L’anopexie offre également des suites opératoires plus simples avec une reprise d’activité plus rapide. Le taux de récidive est cependant plus élevé.

L’opération de la ligature des artères hémorroïdales sous doppler

Associée à une mucopexie anale (THD), la ligature des artères hémorroïdales consiste à ligaturer les artères à destinée hémorroïdale. L’objectif est de réduire dans cette zone le flux sanguin. Pour ce faire, l’opérateur va plicaturer la muqueuse recto anale afin d’arrêter la sortie des veines hémorroïdaires au niveau de l’extérieur de l’anus. Elle est notamment réalisée entre 6 à 10 nœuds au niveau du bas rectum. Si cette opération est moins douloureuse comparativement à l’hémorroîdectomie, le taux de récidive est plutôt plus important. Aussi, si cette technique évite la récidive du prolapsus, elle n’est pas conseillée en cas de prolapsus hémorroïdaire avancé sur de nombreux paquets.

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Le traitement par radiofréquence des hémorroïdes (Rafaelo)

Ce traitement est une nouvelle technique. Grâce à un anuscope positionné au niveau du bas rectum, une sonde de radiofréquence va être positionnée dans la base des hémorroïdes. Elle va délivrer une énergie qui va provoquer la coagulation du sang au sein de l’hémorroïde. Ainsi, le médecin traitant peut détruire la paroi de la veine. Au bout de quelques semaines, l’hémorroïde s’atrophie et est remplacée par un reliquat fibreux (cicatrice). Peu douloureux, le traitement par radiofréquence des hémorroïdes paraît particulièrement prometteur. Toutefois, il reste encore plusieurs données à fournir afin de juger de sa fiabilité sur le long terme.

Enfin, il convient de rappeler que le choix d’une opération pour soigner l’hémorroïde n’est pas à faire au hasard. C’est une décision à prendre avec le chirurgien. Ce dernier en fonction de l’évolution et de la sévérité de la maladie pourra vous proposer la technique la plus appropriée tout en vous informant des risques et bénéfices.

Chaque intervention peut nécessiter en moyenne 30 minutes. Elle s’effectue sous anesthésie générale. En hospitalisation ambulatoire, elle doit se réaliser sous Rachianesthésie. Aussi, selon la complexité de la technique chirurgicale utilisée, des douleurs postopératoires ou encore de l’état général du patient, le médecin peut préconiser un arrêt de travail. Cela peut varier entre 2 à 28 jours. Cependant, la pratique de la natation ou de sports intenses est fortement déconseillée avant une guérison complète des plaies qui nécessite en moyenne 4 à 6 semaines.