La maladie d'hémorroïdaire est une pathologie qui peut toucher tout individu à un moment ou à un autre de sa vie. On estime par exemple qu’en environ une personne sur deux, âgée de plus de 50 ans a présenté une crise d’hémorroïde en France. Le traitement médical de ce mal est formulé à base d’anti-inflammatoires et d’antalgiques afin de soulager les douleurs. Cependant, une intervention chirurgicale peut être recommandée en cas d'hémorroïdes à répétition ou bien de symptômes invalidants. Voici une liste non exhaustive des principales opérations pour soigner les hémorroïdes.
L’intervention de Milligan & Morgan
Cette technique est la plus utilisée en matière d’opération chirurgicale pour soigner l’hémorroïde. Elle consiste à réaliser l’ablation des hémorroïdes externes et internes. Pour ce faire, le chirurgien effectue une exérèse des paquets hémorroïdaires. Elle présente donc l’avantage de traiter la forme aussi bien en interne (prolapsus, saignements) que la forme externe (thromboses, congestion, marisques). Cela permet ainsi de réduire de manière considérable le risque de récidive. Mieux, cette opération présente très rarement des complications postopératoires. Son principal inconvénient réside dans le fait que le temps de cicatrisation peut prendre jusqu’à 4 à 6 semaines environ. Aussi, les douleurs postopératoires durent assez longtemps.
L’anopexie (hémorroïdopexie selon Longo)
L’opération de l’anopexie encore appelée hémorroidopexie selon Longo respecte le même principe que la technique précédente. Seulement, cette technique conserve les hémorroïdes internes. Ces derniers sont remontés dans le canal anal et on les y maintient en éliminant partiellement et en agrafant la muqueuse sus-jacente. Elle ne traite donc que des hémorroïdes internes qui ressortent et ne peut être pratiquée chez tous les patients surtout chez ceux qui souffrent également des hémorroïdes externes. L’anopexie offre également des suites opératoires plus simples avec une reprise d’activité plus rapide. Le taux de récidive est cependant plus élevé.
L’opération de la ligature des artères hémorroïdales sous doppler
Associée à une mucopexie anale (THD), la ligature des artères hémorroïdales consiste à ligaturer les artères à destinée hémorroïdale. L’objectif est de réduire dans cette zone le flux sanguin. Pour ce faire, l’opérateur va plicaturer la muqueuse recto anale afin d’arrêter la sortie des veines hémorroïdaires au niveau de l’extérieur de l’anus. Elle est notamment réalisée entre 6 à 10 nœuds au niveau du bas rectum. Si cette opération est moins douloureuse comparativement à l’hémorroîdectomie, le taux de récidive est plutôt plus important. Aussi, si cette technique évite la récidive du prolapsus, elle n’est pas conseillée en cas de prolapsus hémorroïdaire avancé sur de nombreux paquets.
